Double matérialité
Double matérialité : impact et financier
Pourquoi on vous en parle
Regarder chaque sujet deux fois : ce que l'entreprise fait au monde, et ce que le monde peut lui faire. Un sujet compte s'il est important d'un côté ou de l'autre, et pas seulement des deux.
Ce que c'est exactement
Principe posé par la norme ESRS 1 et repris par le standard volontaire. L'axe d'impact apprécie la gravité et l'étendue des effets de l'activité sur l'environnement et les personnes ; l'axe financier apprécie l'ampleur des risques et des opportunités que le sujet fait peser sur l'entreprise. La méthode complète exige des seuils argumentés et une consultation des parties prenantes ; Materiality Lite en propose une version simplifiée, sur une échelle de 1 à 4 avec un seuil de signification à 3, ce qui ne constitue pas une analyse au sens de la directive.
Ce que cela coûte ou rapporte à une PME
Le deuxième axe est celui qui parle au dirigeant : il transforme un sujet moral en sujet de gestion. Une hausse du prix de l'énergie, une pénurie de main-d'œuvre ou un client qui exige une preuve sont des risques, pas des convictions.
Un exemple
Une blanchisserie industrielle de 55 salariés place l'eau très haut sur les deux axes : elle en consomme beaucoup, et une restriction estivale arrêterait sa production. Elle place la biodiversité haut sur l'impact et bas sur le financier : le sujet compte, mais il ne menace pas son activité.
De quoi il faut disposer
- Une appréciation sur les deux axes, pour chaque enjeu retenu
- Le secteur, qui pré-cible les enjeux attendus
Ce qu'on vous demandera
- Faut-il apprécier les deux axes ?
- Que faire d'un enjeu important d'un seul côté ?